Acoustique & travail
Coworking & tiers-lieux :
concilier concentration et convivialité.

Le coworking et les tiers-lieux ont un défi acoustique bien particulier : faire cohabiter, dans un même volume ouvert, des usages qui s'opposent. Concentration silencieuse d'un côté, appels et échanges de l'autre, le tout sans les murs qui, ailleurs, sépareraient ces activités. Or dans ces lieux, le confort sonore n'est pas un détail : c'est un argument commercial direct, car un membre gêné ne renouvelle pas son abonnement. Voici comment concilier tout cela.
Un même espace, mille usages
Au même moment, sur le même plateau, quelqu'un rédige en silence, un autre enchaîne les visioconférences, un trio improvise une réunion et deux personnes discutent près de la machine à café. Chacune de ces activités est légitime, mais leurs besoins sonores sont contradictoires. Sans traitement, le plus bruyant l'emporte, la concentration devient impossible et l'espace bascule dans un brouhaha permanent, le phénomène même qu'on cherche à réduire quand une pièce résonne.
Le confort sonore, un argument d'abonnement
Dans un coworking, les occupants sont des clients qui paient, et qui partent s'ils ne s'y sentent pas bien. Un lieu trop bruyant se traduit vite en résiliations et en avis négatifs, quand un lieu où l'on peut à la fois se concentrer et échanger fidélise et se recommande. L'acoustique devient alors un véritable élément de l'offre, au même titre que le mobilier, le café ou la connexion. C'est un facteur de différenciation encore sous-exploité sur un marché concurrentiel.

Plateau ouvert traité par Arteck : absorber le son sur un grand plateau permet à des usages différents de coexister sans se gêner.
Créer des zones sans cloisonner
La réponse n'est pas de fermer l'espace, ce qui tuerait l'esprit du lieu, mais de le zoner. On distingue acoustiquement une zone calme, une zone collaborative, un coin café, grâce à une absorption généreuse et à un agencement pensé, sans élever de murs. C'est la même logique que dans une médiathèque : un plateau visuellement ouvert, mais découpé en ambiances sonores distinctes. Des îlots suspendus au-dessus des zones de travail créent ainsi des bulles de calme sans rien fermer.
Le nerf de la guerre : les appels et la visio
Rien ne dégrade plus vite un coworking que les appels en haut-parleur au milieu du plateau. La solution combine deux choses : des cabines d'appel et des salles de réunion bien traitées, où l'on peut s'isoler pour téléphoner ou faire une visio sans déranger, et une correction générale qui empêche les conversations de porter trop loin. L'enjeu de la visioconférence, où le micro capte toute la réverbération de la pièce, est le même que celui décrit pour les salles de réunion.
Des solutions ouvertes, design et responsables
Le traitement d'un coworking se veut visible et assumé : des baffles et îlots suspendus et des panneaux en feutre Arteck structurent le plateau tout en le décorant. Ce feutre étant issu de bouteilles recyclées, il parle aussi à une clientèle attentive aux valeurs, ce qui illustre bien la façon dont design et écologie se complètent. Couleurs et formes peuvent même servir la signalétique des zones.
Un investissement au service de l'expérience
Dans un tiers-lieu, soigner l'acoustique, c'est soigner l'expérience des membres, donc le taux de remplissage et la réputation. Quelques îlots bien placés, des cabines efficaces et une correction générale suffisent souvent à transformer l'ambiance. Nous accompagnons les exploitants de coworking et les architectes en Hauts-de-France et en Île-de-France pour concevoir des espaces où l'on peut aussi bien se concentrer qu'échanger, dès la conception du lieu.
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